De Linux à MacOS X
Le disque dur de mon poste de travail s'est brutalement suicidé, et les délais pour se procurer un nouveau disque du même type m'ont contraint à travailler sur mon portable.
J'ai un Powerbook 12" que j'utilise pour mes déplacements, principalement pour lire mes mails, et taper quelques documents. Il s'est soudain trouvé promu poste de travail principal, et j'ai du aménager ma configuration, jusqu'alors sommaire, pour passer d'un usage très ponctuel à un usage quotidien.
- Sur cette machine, j'utilise le même client mail que sur mon poste Linux: pine. Je n'ai pas testé Mail.app livré avec OS X, mais j'ai le sentiment qu'il ne saura pas gérer aussi bien les identités multiples et leur sélection automatique. A l'occasion d'un moment de calme, je procéderai à quelques essais, mais pour le moment, c'est une application très éloignée de l'interface Mac qui me sert à lire mes mails.
- J'utilise Firefox sous Linux, et c'est Firefox qui est installé sur mon Mac. Je n'utilise Safari que pour tester l'affichage des sites web. J'ai voulu tester un navigateur plus proche du système, et c'est un port dédié à OS X du moteur mozilla qui a retenu mon attention: Camino. Camino s'intègre parfaitement dans Aqua, et présente l'avantage d'être d'une rapidité foudroyante. Un seul inconvénient, le nombre d'options de configuration limitées comparé à Firefox. Camino a importé sans mal ma liste de signets Firefox.
- Il me fallait ensuite un lecteur de fils RSS. J'utilise Liferea sous Linux, et je cherchais un produit équivalent, aussi simple d'emploi et lui aussi intégré à OS X. C'est finalement Vienna qui a retenu mon attention: c'est un lecteur RSS natif OS X, simple et rapide, qui a importé sans mal ma liste d'abonnements exporté par Liferea. Il communique sans effort avec Camino pour ouvrir les liens. [MàJ le 14/05/2007] Je suis depuis passé à un lecteur RSS web: tt-rss
- Je suis en permanence connecté à mon serveur Jabber, il me fallait donc un client IM. J'utilise sous Linux un client très léger en mode texte, mais je souhaitais là encore trouver un outil Mac natif. J'ai installé Adium X, qui semble être la référence en client IM pour OS X. Simple d'emploi, avec une présentation agréable, et une intégration Aqua irréprochable, je ne trouve à lui reprocher que l'apparente impossibilité de se connecter à un salon de discussion automatiquement à l'ouverture. Comme je ne l'ouvre qu'une fois par jour, c'est un inconvénient mineur.
- Naturellement, j'avais le port Aqua de OpenOffice installé sur ce portable, NeoOffice/J. J'ai profité de l'occasion pour le remplacer par le port de OpenOffice 2: NeoOffice Bêta 3. J'ai installé l'application, les deux packs de mises à jour, ainsi que le pack Français - tout s'est passé sans aucune difficulté, la nouvelle application paraît plus rapide que l'ancienne, et la compatibilité avec tous les types de fichiers paraît assurée.
- S'il est une habitude dont il est difficile de se passer, c'est le recours aux écrans virtuels. Adepte de ce principe depuis de nombreuses années sous Linux (tous les window managers proposent cette fonction), et réduit à passer d'un écran 24" à un 12", il me fallait d'urgence un outil me proposant les mêmes fonctions. Exposé est pratique (et joli), mais devient vite limité lorsque le nombre de fenêtres est trop important. J'ai donc installé Virtue Desktops. C'est un outil pratique (indispensable!), rapide, configurable à souhait, et si parfaitement intégré à OS X qu'on pourrait le croire livré en standard.
Ainsi configuré, et doté en plus de VLC pour la lecture des médias, de TunnelBlick pour gérer le VPN, et bien sûr d'un raccourci dans le Dock vers le Terminal OS X, j'ai pu travailler sur mon Mac en attendant qu'arrive mon disque de rechange.
Je ne quitterai pas Linux pour OS X: j'aime le côté dépouillé et rapide de mon window manager, XFCE, j'apprécie la facilité d'installation des packages de la Debian, et la similarité entre les serveurs sur lesquels je suis amené à travailler et mon propre poste de travail me permettent de qualifier sur mon poste des solutions serveur. Le principal reproche que j'adresserai à mon Mac est sa lenteur (mais à sa décharge son processeur est bien moins puissant que celui de mon poste, et il a quatre fois moins de mémoire).
Cette expérience confirme toutefois mon sentiment qu'en temps que poste de travail classique (web, mail, traitement de texte) le Mac est une solution d'une grande simplicité d'usage, et d'une grande stabilité: en dix jours, à raison de plus de 16 heures par jour, aucune application ne s'est plantée ni n'a ralenti le système. Ces facteurs font à mon sens du Mac une alternative plus que sérieuse à un poste Windows pour la plupart des utilisateurs.